dimanche 1 juillet 2018

Le souffle de Midas #PLIB2018

Auteur : Alison Germain
Éditeur : Chat Noir (Féline)
#ISBN:9782375680537
Parution FR : 31/10/2017
Page : 272
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Chroniques homérides : Tome 1 : le souffle de Midas

Entre tes mains, fille d’Homère, brûle encore le pouvoir des Dieux.
Le jour où une inconnue rend son dernier souffle dans mes bras, je sais que ma vie paisible d’étudiante ne sera plus jamais la même. Au lendemain du drame dont j’ai été le seul témoin, aucune trace du crime n’a été retrouvée, tant et si bien que tout le monde me pense folle, moi la première. Seul un homme me croit, Angus Fitzgerald, détective à la recherche d’une personne qui ressemble trait pour trait à la femme morte sous mes yeux.
Alors que ce mystère reste sans réponse, les objets que je touche se transforment en or. Et quand le bel Angus me narre le mythe antique de Midas, ce roi grec qui changeait tout en or, je comprends qu’il en sait bien plus sur ce qui m’arrive. Et aussi sur les dangers qui me menacent. Pour moi, le plus imminent est juste là, dans mes mains. Parce que si pour le détective, je suis bénie des Dieux, je ne vois en ce pouvoir qu’une malédiction…

Mon avis :

Le souffle de Midas est le roman qui me tentait le plus parmi les sept finalistes du prix littéraire de l'imaginaire dont je fais partie en tant que Jury. C'est donc vers cette intrigue de Dieu et de déesse que je me suis tourné il y a quelques semaines pour débuter ma lecture des sept finalistes. J'ai voulu me donner du temps pour appréhender la lecture, ne pas donner mon avis à chaud qui je pense aurais été bien plus négatif. Car oui, je me suis retrouvé déçu et "trahi" par l'ensemble des chroniques élogieuses et le résumé qui promet moult aventure. Mais malgré cette déception, j'en garde avec le temps un bon souvenir.

Nous commençons la lecture avec la découverte d'une fille d'Homère vivant ses derniers moment, son pouvoir est en danger. Elle décide donc de le donner à une jeune femme Louise vivant en Angleterre. La passation du pouvoir faite, d'étrange situation arrive à cette jeune femme. De la poudre d'or parsème ses vêtements, elle se retrouve avec des baskets en or et un homme à ses trousses. Le début des problèmes commence.

Bien que la base de départ de l'intrigue soit alléchante et donne terriblement envie de lire ce roman, je me suis retrouvé surprise par l'intrigue en elle-même que j'ai trouvée très lente à se mettre en place. Un style aussi très particulier qui m'a surprise à plusieurs moments. On se retrouve avec un mélange soutenu et oral qui ne fait clairement pas bon ménage. Les grossièretés et le style adolescent côtoient des mots de langage soutenus qui détonnent durant la lecture. Et cela provenant de Louise, personnage principal, car nous, nous retrouvons ici avec un roman écrit à la première personne. (Style récurrent dans le genre Young Adult). Je n'ai donc pas réussi à apprécier le style de l'autrice malgré une fluidité dans la lecture. Et même avec cette fluidité et une vitesse de lecture assez rapide, je me suis vite retrouvé à m'ennuyer. J'en attendais peut-être beaucoup trop car l'ambiance et l'action qui aurait dû découler de cet acte de passation des pouvoirs n'arrivent que vers les derniers chapitres. Et ce genre de structure avec de l'action au bout de deux cents pages me perd très facilement. J'avoue que si je n'étais pas dans l'optique de terminer ma lecture quand j'en commence une, qui plus est l'un des finalistes du prix de l'imaginaire, j'aurais abandonné ce roman.

Malgré les nombreux points négatifs, j'y ai trouvé plusieurs positifs avec le recul. Tout d'abord l'autrice nous fait part d'une histoire originale et dans l'ensemble surprenant, nous donnant un mélange de surnaturels et de réel bien plus homogène que bon nombre de romans dans ce genre. On se retrouve aussi avec une palette de personnages surprenants. On rencontre tout de même de gros clichés comme la meilleure amie loufoque qui accepte tous les changements à une vitesse folle, l'homme ténébreux que je pensais très vieux au premier abord, mais qui finalement est un vrai apollon avec le corps de Dieu grec qu'il faut pour, par la suite donner lieu à des scènes de romances. Malgré cela j'ai adoré l'arrivée de nouvelles têtes féminine vers la moitié de l'intrigue et cela m'a remise dans le bain pour apprécier la suite de ma lecture. On découvre aussi bon nombre de clin d’oeil et références à des univers connues de ma génération,  Harry Potter pour n'en citer qu'un parmi tant d'autres. C'est un parti pris que j'ai trouvé réussi pour créer une proximité avec le lecteur.  Et bien que superficiel, un autre point positif est la couverture que je trouve sublime et travailler. Pour ce qui est du final on se retrouve avec un beau cliffhanger comme tout auteur adore nous faire quand il s'agit de saga. Et je suis surprise de constater que cela fonctionne sur moi, car malgré ma déception, je me retrouve avec l'envie de connaître la suite. Ce qui s'avère être le principal finalement.

Je pense que mon avis reste tout de même très négatif malgré le temps de repos que je me suis imposé pour l'écrire. Mais je reste très admiratif du travail d'Alison Germain et espère de tout cœur que son style évolue avec le temps pour donner lieu à une agréable lecture pour les prochains tomes.