mercredi 22 novembre 2017

Libérées ! ~ Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale

Auteur :  Titiou Lecoq
Éditeur : Fayard
Parution FR : 04/10/2017
ISBN :  2213705348 
Pages : 238


Un jour, je me suis demandée : pourquoi est-ce moi qui ramasse les affaires qui traînent ? Je n’ai trouvé qu’une seule réponse. Parce que je suis une femme qui vit avec un homme et deux enfants et que, conséquemment, les corvées, c’est pour ma gueule.
Être une femme, ce n’est pas seulement l’idéal de minceur et de cheveux qui brillent, c’est le souci permanent des autres et du foyer, c’est être sans cesse ramenée à la saleté, aux taches, à la morve. L’égalité serait déjà là, mais les femmes conservent la conviction intérieure qu’elles doivent s’occuper de tout et tout le monde, et d’elles en dernier, s’il reste cinq minutes à la fin de leur triple journée.

Cette féminisation de la sphère privée implique une autre conséquence : l’espace public est toujours masculin. Peut-on se dire égaux quand la moitié de la population adapte ses vêtements en fonction des transports et fait attention à ne pas être seule la nuit dans la rue ? Et si le combat féministe devait encore et toujours se jouer dans la vie quotidienne de chacune et chacun, chez soi, dans sa propre maison, devant le panier de linge sale ?

Mon avis :

Tout commence avec une chaussette, par n'importe laquelle, LA chaussette qui traîne depuis une petite éternité et que monsieur se fait un malin plaisir de placer sur notre route. Cette dernière qui se retrouve souvent seul abandonné par sa moitié et qui la plupart du temps est entre le mi-propre, mi-sale.

C'est donc un essai que nous propose l'autrice et c'est une nouveauté pour m'à part que ce soit de la plume comme du contenu féministe de l'oeuvre. Et je tiens à remercier Netgalley et la maison d'édition Fayard pour leur confiance.

Alors autre que la vie de LA chaussette, nous découvrons, un contenu documenté et intéressant sur la vie de la femme au fil des ans et les taches qu'elle doit faire au quotidien. Celle obligatoire et celle qu'elle s'impose au vu de la flemmardise de l'homme, cet être qui bien que pensant faire la moitié des taches, n'en fait finalement que le tiers.

C'est avec du recul que j'ai lu cet essai. En réfléchissant au contenu et m'a propre vie ainsi que mon ressenti en fonction des points cités et du temps consacré aux tâches. Car finalement nous ne nous rendons pas compte de tous les gestes fait machinalement, ramasser LA chaussette, passer un coup d'éponge sur le plan de travail, penser au rendez vous chez le dentiste (pour son homme bien sûr), penser au contenu du frigo et j'en passe. C'est donc avec un grand recul et des statistiques que l'autrice nous met en lumière cet écart sur les tâches ménagères.

Et quel plaisir de lecture, c'est frais, pétillant et tellement drôle que je n'ai pas vu les pages défilés. Le regard posé ne montre pas du doigt tel ou tel personne, juste la stricte vérité sur les faits.

Alors oui il s'agit d'un essai, qui parle de ménage, de panier de linge sale et de féminisme, mais qu'elle bouffer d'air frais, une lecture agréable et un super moment passé en compagnie de l'humour acérer de Titiou Lecoq. Je recommande bien évidemment cet ouvrage.