jeudi 5 octobre 2017

La colère de Kurathi Amman

Auteur : Meena Kandasamy
Éditeur : Plon
Parution FR : 24/08/2017
ISBN : 2259249728 
Pages : 272


" Tu veux que je comprime la tragédie au format Twitter ? Comment peut-on se glisser ainsi au coeur des ténèbres ? "

Comment transformer un drame en fiction ? Pourquoi écrire sur une tuerie qui a eu lieu il y a plus de quarante ans en Inde et sur ses quarante-quatre victimes oubliées par l'histoire ?

À travers les voix aussi diverses que celles des intouchables ou des propriétaires terriens, l'auteur décrit ce massacre, se plaçant sous le patronage de l'irascible déesse Kurathi Amman. Au-delà de l'émotion et de la colère provoquées par ces faits, l'auteur pose la question de la fiction et de ses limites en n'hésitant pas à malmener son lecteur.


Ce roman tendu, entre rage contenue, lyrisme et humour grinçant, nous donne un aperçu des forces qui ont contribué à la création de l'Inde moderne. 

Mon avis :

Un premier roman de l'autrice Meena Kandasami que j'ai sollicité auprès de la maison d'édition Plon et du site Netgalley, et je les remercie de leur confiance. J'ai voulu sortir de ma zone de confort avec La colère de Kurathi Amman, le résumé m'avait surpris et intrigué et la couverture encore plus avec ces couleurs spéciales et ce pied bleu, vraiment loufoques. Je suis ressorti finalement déstabilisée et déçu de cette lecture.

La plume de l'autrice est l'une de plus spécial que j'ai eu à lire depuis quelque temps, elle n'hésite pas à s'adresser à nous (chose que je déteste au plus haut point dans les romans) de façon sarcastique et brute. C'est atypique et courageux de sa part, mais cela n'a pas pris une seule seconde de mon côté. Les nombreuses réflexions sur l'écriture, sa façon de nous transmettre les informations était pour ma part brouillonne et  indigeste. J'ai eu beaucoup de difficultés à le terminer malgré les événements racontés qui m’intéressaient beaucoup. Elle le dit elle-même, nous ne comprenons pas son récit, elle nous félicite d'ailleurs à un moment d'être encore là à ce point de la lecture.C'est de la moquerie envers le lecteur que j'ai trouvé franchement drôle et osée. Car après tout, ce roman n'est pas abordable par tout le monde, moi la première, je pense ne pas avoir la maturité ni la connaissance pour apprécier ce roman à sa juste valeur. L'autrice ce fiche royalement du lecteur, elle décide de nous adresser la parole quand elle le veut, sur le ton qu'elle veut et surtout nous faire comprendre à nous ignorantes personnes que nous ne sommes pas dignes de son chef d'oeuvre.

Nous sommes donc plongés dans un roman nous contant des faits historiques sur les  plantations de riz pendant la fin des années 60. L'autrice nous fait le récit d'un fait réel, c'est-à-dire le massacre, le 25 décembre 1968, de 44 intouchables dans le village de Kilvenmani en Inde. Des victimes oubliées de l'histoire, qu'elle décide de mettre en lumière par le biais de ce roman. Bien que décousu et difficile à lire, j'ai apprécié d'en apprendre plus sur les systèmes des castes qui m'étaient complètement étrangers et inconnus. On apprend beaucoup de choses malgré l'incompréhension de certaines scènes, ainsi qu'un fils de dates que j'ai eu du mal à suivre.

C'est un roman original, d'une structure inédite qui, il est sur trouvera son public. Je regrette être passé à côté.